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Voici une très
importante ville de la Côte d'Azur, située dans
les Alpes Maritimes. Cette commune est principalement connue pour "la
Promenade des Anglais", "la Baie des Anges", sans oublier naturellement
le célèbre palace "le Negresco". Certes la ville
moderne vous fera profiter d'un climat de fête mais n'oubliez
pas, malgré tout, que Nice est une ville ancienne et abrite
encore de nos jours, de nombreux vestiges qui vous permettront de
connaître son histoire.
Sur l'histoire de la
commune, on connaît les
évènements suivants :
- La fondation de la ville
de Nice au-dessus de l'anse
des Ponchettes, sur la colline du Château, est
attribuée, au témoignage des auteurs anciens, aux
Grecs de Marseille.
- On ne peut fixer de date
précise (6ème-5ème av.J.-C.) et les
vestiges archéologiques ne sont pas abondants (fragments de
céramique).
- A 3 km environ au nord,
l'oppidum ligure des Védiantiens s'élevait sur le
site de Cimiez.
- Les Romains y
établirent la capitale de la province des Alpes-Maritimes
après la victoire d'Auguste sur les tribus alpines (14 av.J.-C.).
- Vers le 6ème
après J.-C., on constate l'abandon de Cimiez par la
population en raison de la ruine de l'Empire romain d'Occident, de la
cessation du trafic de la voie Julia Augusta et de
l'insécurité générale.
- La vie locale se
concentra sur l'acropole niçoise et son rivage, mieux
protégés.
- Vers le milieu du 12ème,
une administration municipale fonctionna et Nice
figura parmi les villes du Consulat jouissant d'une très
large autonomie; elle subit alors la pression de la commune de
Gênes désireuse de s'assurer des places
sûres ou comptoirs sur la Côte pour le
développement de son commerce.
- Le comte de Provence Raimond-Bérenger V
y fit reconnaître son autorité en supprimant le
Consulat.
- En 1388,
les vigueries de la Provence orientale passèrent sous la
souveraineté de la Maison de Savoie, et une nouvelle
province, dont Nice fut le
centre directeur, fut formée qui prit le nom de
Comté de Nice.
- La ville devint alors,
et resta pendant trois siècles, une place forte, point
essentiel de la défense du Var et des côtes.
- Sa valeur fut
démontrée en 1543,
lorsque les Turcs, alliés aux Français, ne
parvinrent pas à obtenir la reddition de la citadelle ; une
tradition que rien ne permet de mettre en doute, rapporte que la
lavandière Catherine Ségurane, armée
de son battoir, arracha, sur les remparts, l'étendard de
l'agresseur ottoman.
- Pour permettre un
meilleur aménagement du système
fortifié, les habitants de la ville haute durent quitter
leurs demeures pour descendre dans la ville basse où se
regroupa l'agglomération.
- Comme toutes les villes
maritimes, Nice
a souvent payé son tribut aux
épidémies que de mauvaises conditions sanitaires
rendaient particulièrement meurtrières : la peste
de 1631 aurait fait plus
de dix mille morts.
- Moins heureuse qu'au
siècle précèdent, Nice
ne put résister à l'assaut des armées
de Louis XIV.
- A deux reprises, de 1691 à 1696 et de 1706
à 1713, elle
fut occupée, et, la seconde fois, le vainqueur ordonna la
démolition des installations militaires : le
château fut complètement rasé.
- A partir de ce moment,
la vocation pacifique de Nice
s'affirma.
- Afin de donner
à son commerce une base solide, le creusement du port de
Lympia, à l'est de la colline du Château,
débuta en 1748.
- D'autre part, le charme
du climat exerça sa séduction : vers les
années 1730,
on commença à voir venir pendant l'hiver des
Anglais et des Français qui logeaient
généralement dans les faubourgs pour
éviter les inconvénients de la vieille ville,
étroite et malsaine.
- Pour l'année 1787, on relève la
présence de cent quinze familles d'hivernants.
- Le Comté de Nice
fut envahi par les troupes de la jeune République
française et de 1793
jusqu'en 1814 (chute du
Premier Empire), Nice
devint chef-lieu du département des Alpes-Maritimes ; les
trois séjours qu'y fit Bonaparte se situent dans cette
période (juin-juillet 1793,
il n'était encore que capitaine d'artillerie ;
mars-décembre 1794,
général de brigade et alors farouche jacobin, il
fut mis aux arrêts après le 9 thermidor;
mars-avril 1796, il y
prit le commandement de l'armée d'Italie).
- Sous la Restauration, Nice
reprit sa place dans les Etats de Savoie, mais son négoce
supporta difficilement la concurrence du port de Gênes
rattaché au royaume de Piémont-Sardaigne par le
traité de Vienne de 1815
et dont le trafic fut incomparablement supérieur.
- On enregistra une
progression des séjours d'étrangers, parmi
lesquels les Anglais dominaient de loin.
- La ville
s'étendit et s'embellit : promenade des Anglais, de
l'estuaire du Paillon à Magnan; jardin public;
début de la construction de la place Masséna.
- Le traité du 24 mars 1860
suivi du plébiscite des 15 et 16
avril consacra la réunion du Comté
de Nice à la
France.
- Nice fut
appelé à devenir la capitale de la grande
région touristique que le poète
Stéphen Liégeard baptisa, en 1887, la "Côte d'Azur".
- La population de la
ville et l'espace habité n'ont cessé de
s'accroître; Nice qui ne comptait en 1861 que 48273 habitants est
devenu aujourd'hui la cinquième ville de France.
- On évoque
souvent les années de la "belle époque" de 1880 à 1914, où les plus
grandes célébrités et les
têtes couronnées se donnaient rendez-vous sur le
rivage de la baie des Anges ; la reine Victoria, de 1895 à 1899, symbolisa la faveur dont le
pays niçois a joui auprès d'une élite
mondaine en un temps où la vie paraissait facile
à ceux que le sort avait gratifiés des avantages
de la fortune.
- Parmi les
fêtes traditionnelles qui animent la vie niçoise,
le Carnaval occupe une place de choix; la coutume remonte au Moyen Age,
mais c'est en 1873
qu'avec la création du Comité des Fêtes
la dynastie toujours vivante des Carnaval inaugurait son
règne et que les réjouissances
acquéraient une renommée internationale.
- D'habiles artisans, les
"carnavaliers", se spécialisent, durant la
période qui précède les jours gras,
dans la décoration des chars, la confection des figures en
carton-pâte et imaginent des compositions pleines de
fantaisie et d'ingéniosité.
- Dans ces
dernières années, Nice
a dirigé ses activités dans plusieurs directions.
- L'aéroport
ouvert en 1945,
situé à sept kilomètres seulement du
centre de la ville, est devenu l'un des plus importants de France, et
ses pistes ont été notablement
augmentées.
- Bien que
situé hors du territoire communal, le Parc international
d'activités de Valbonne-Sophia Antipolis est
étroitement lié à la grande
cité voisine : les formes les plus modernes de l'industrie
et de la recherche y découvrent le lieu idéal
pour s'établir et progresser (électronique,
informatique, aéronautique, énergie solaire,
gestion des ressources en eau, recherche appliquée
à la pharmacie, à la chimie, à la
biotechnologie, etc.).
- Depuis 1965, Nice
possède une Université où toutes les
branches d'enseignement sont représentées.
- Le nombre des
étudiants inscrits dépasse maintenant vingt
mille.
- La vie culturelle
s'exprime dans de nombreuses institutions : bibliothèques,
musées, associations.
- Le Conservatoire
national de musique jouit de la plus flatteuse réputation,
et l'Opéra municipal réalise chaque
année un programme de haute tenue.
- Le Nouveau
Théâtre de Nice
se place à l'avant-garde de la création
théâtrale.
- De nombreuses
expositions font largement connaître toutes les formes et
toutes les tendances de l'art.
- Nice
est, par excellence, la ville des congrès.
- La construction du vaste
ensemble d'Acropolis qui vient d'être achevé lui
donne le palais qui permettra d'accueillir, avec tous les
perfectionnements de la technique, toutes les manifestations de quelque
ampleur soient-elles.
- Citons enfin, parmi les
dernières réalisations d'urbanisme, la magnifique
perspective dégagée après la
démolition du Casino municipal qui prolonge le jardin Albert
1er
avec vue sur les hauteurs environnantes, le plan de
rénovation de la vieille ville comportant notamment
l'établissement de commerces et ateliers d'art, les travaux
de la voie rapide pour assurer aux transports automobiles la
traversée sans obstacles de la ville d'est en ouest.
- Descriptif de la ville.
- Nous adopterons une
division en 4 parties : Cimiez; la vieille ville; le port et l'est de
la ville; la promenade des Anglais, le centre et l'ouest.
Il y a beaucoup de
choses à voir dans la commune et ses environs. En voici une
liste :
Vestiges
préhistoriques et antiques
- Grotte
préhistorique du Lazaret, fouillée par Henri de
Lumley : abondant mobilier.
- Cimiez - Restes des murs
d'enceinte en pierre sèche à gros blocs de
l'oppidum des Védiantiens dominant le jardin du
Monastère (butte Bellanda).
- Au pied de cette
éminence s'étend la ville romaine de Cimiez dans
la partie sud-est de l'éperon qui surplombe le Paillon
(atteint son apogée au 3ème).
- Arènes de
petite dimension (67, 20 m x 56) ; morceaux de 2 aqueducs dits de
Falicon et de Nouraille ; vestiges de 3 thermes, dont le frigidarium
(salle froide) de celui du nord a été longtemps
appelé "temple d'Apollon".
- Les fouilles ont permis
de déterminer le tracé des rues;
présence d'une nécropole au nord et plusieurs
tombes retrouvées.
- A l'intérieur
des thermes
de l'ouest, les fouilles conduites de 1954
à 1962 ont
permis de dégager un ensemble
paléo-chrétien du 5ème
comportant basilique et baptistère qui confirme l'existence
de l'ancien évêché de Cimiez.
- Mur
présumé ligure, bordant le chemin conduisant au
jardin de Cimiez, vestige de l'enceinte défensive
pré-romaine.
- Dans la villa des
Arènes, entourée par un beau jardin
planté d'oliviers, demeure du 18ème,
ancienne propriété du président de
Gubernatis, musée d'archéologie où
sont exposés les statues, objets, céramiques,
monnaies, bijoux trouvés tant sur place qu'ailleurs dans les
fouilles terrestres et maritimes; évocations de la vie
quotidienne, de l'histoire de la cité et de la province, des
relations commerciales.
- Des visites du site
gallo-romain sont organisées.
Architecture
civile
- Le quartier de Cimiez
étant devenu dans la seconde moitié du 19ème
l'un des principaux quartiers résidentiels, des
hôtels et des villas ont été
construits, témoins de l'architecture de la "belle
époque".
- Ensemble
constitué par le jardin des moines, l'ancien couvent,
l'oppidum ligure, la villa Garin de Cocconato et ses terrains.
- Le boulevard de Cimiez,
dont la construction, réalisée d'après
les plans de l'architecte Sébastien-Marcel Biusini,
débuta en 1881,
est l'axe autour duquel l'ensemble se développa.
- Terrasse de l'avenue Bieckert
qui monte en zig-zag le long de la colline de Cimiez, bordée
de villa résidentielles.
- Parmi les
hôtels devenus immeubles de rapport divisés en
appartements, on notera le Regina Palace
où séjourna la reine Victoria de 1897 à1899, le Riviera
Palace, le Winter Palace, l'Alhambra, et, au bas de la colline
à la jonction avec le boulevard Carabacel, le Majestic
Palace et l'Hermitage.
- Les villas seraient trop
longues à énumérer; citons "El
Paradisio", aujourd'hui Conservatoire de musique ; les
châteaux de Valrose 19ème
et le parc avec fabriques
(siège de la Présidence de
l'Université de Nice
et campus de la Faculté des sciences); la villa de Surany,
le manoir Belgrano, etc.
- Musée
Matisse, à la villa des Arènes : collection
très complète de l'oeuvre du maître
(tableaux, dessins, gravures, sculptures, céramiques) qui
vécut ses dernières années dans son
appartement du Régina Palace.
- Henri Matisse, comme
Raoul Dufy, a sa tombe au cimetière de Cimiez.
- Musée
national Marc-Chagall, avenue du Dr Ménard,
constitué par le don fait par l'artiste à l'Etat
: très bel ensemble de compositions groupées sous
le titre de "Message biblique".
- Le quartier ancien est
secteur sauvegardé - La colline du Château
constitue le noyau primitif de la cité.
- Dans la seconde
moitié du 13ème,
la population déborda sur les pentes ouest et la ville basse
commença à se développer.
- Cette
évolution se poursuivit jusque dans les dernières
années du 16ème
où les travaux de fortifications obligèrent les
habitants à quitter la ville haute.
- Une nouvelle extension
eut lieu au 18ème
: à l'ouest, le "Pré-aux-Oies" (actuelles rues
Saint-François-de-Paule et Alexandre-Mari), au nord-est la
place Victor (actuelle Garibaldi) furent construits.
- La colline du
Château
forme une agréable promenade plantée de pins et
de chênes verts.
- Sur l'emplacement de
l'ancien donjon, esplanade avec vue sur la ville et la mer, les
collines environnantes et les montagnes aux sommets
enneigés; table d'orientation.
- Inscription autrefois
sur la porte de Turin à la sortie nord-est de la ville.
- Au pied de la colline,
face à la mer, monument aux morts de la Première
Guerre mondiale réalisé dans le rocher de
Rauba-Capeu d'après le projet de l'architecte
niçois Roger Séassal; hauts-reliefs d'Alfred
Janniot.
- Dans la tour Bellanda 1830, sur l'emplacement de
l'ancien bastion Saint-Lambert, musée naval (histoire
maritime de Nice, armes et
instruments anciens de marine, maquettes, navigation sportive et de
plaisance).
- Le cours Saleya, centre
de la vie mondaine sous l'Ancien Régime, est
bordé au sud d'une double rangée de terrasses ou
maisons basses à un étage; entre ces 2
rangées la cité du Parc et plus à
l'est l'anse des Ponchettes correspondent au port primitif de Nice.
- Le cours
récemment rénové a repris son
rôle de marché de fleurs, fruits et
légumes; s'y ajoutent de nouvelles animations (artisans
d'art, artistes peintres, brocanteurs).
- Au fond de la place
Pierre-Gautier, palais de la Préfecture, construit au
début du 17ème,
très remanié depuis, ancien Palais Royal,
résidence des gouverneurs et intendants
généraux du Comté.
- Façade et
toiture d'un ancien hôtel 18ème,
5 place de la Préfecture.
- Linteau
sculpté , 22 rue
de la Préfecture.
- 18 rue de la
Préfecture, maison de la famille Capello, fenêtres
triples à colonnettes, murs en pierre de taille 16ème.
- A l'est de la chapelle
de la Miséricorde, ancien palais des comtes de Beuil dont le
dernier représentant, Annibal Grimaldi, fut
condamné à mort et exécuté
pour trahison envers le duc de Savoie en 1621.
- Dans la rue de la
Poissonnerie, maison dite "d'Adam et Eve" datée de 1584 et
décorée au 1er
étage d'un bas-relief en tons camaïeux.
- Au n° 3 du
Cours, Galerie de Malacologie, belle collection de coquillages,
aquariums de faune sous-marine régionale et exotique.
- Dans la rue
Saint-François-de-Paule, opéra municipal
reconstruit après l'incendie de 1881.
- Au n° 15 de la
rue Alexandre-Mari, bel escalier du 18ème
à double révolution et colonnes
jumelées.
- Hôtel-de-ville
sur l'emplacement du séminaire diocésain
construit en 1730, devenu
hôpital et caserne.
- Mairie annexe, rue de la
Terrasse, ancienne demeure de la famille Carvesi, escalier monumental
décoré de gypseries 18ème.
- Sur la place du Palais,
le palais de justice construit en 1892
sur emplacement de l'église et du couvent des Dominicains
démolis.
- Au nord de la place,
portail du palais des comtes de Cessole : pilastres et entablement de
marbre surmonté d'un balcon de fer forgé, 18ème.
- Ancienne caserne dite
caserne Rusca
et tour de l'Horloge début 18ème
(Cercle militaire).
- Place Rossetti, devant
la cathédrale, édifiée,
grâce au legs fait à la ville de Nice
par Charles Rossetti (1783),
par la démolition des maisons qui masquaient
l'entrée de Sainte-Réparate (1824).
- Contigu à la
cathédrale, ancien palais de l'Evêché,
portail à pilastres et fronton.
- Au n° 2 de la
rue Jules-Gilly, belle demeure avec plafond peint à caissons
représentant des amours.
- Au n° 15 de la
rue Droite, le palais Lascaris, construit au milieu du 17ème
pour les Lascaris-Castellar, architecture de style baroque rappelant
les palais génois, plafonds peints à fresque,
acquis par la ville de Nice en 1942, qui y a installé
un musée des arts et traditions populaires.
- Façades et
toitures d'une maison ancienne, 14 rue
Droite.
- Ancien
hôtel-de-ville,
aujourd'hui Bourse du travail de la C.G.T., construit au
16ème, façade baroque du 18ème.
- Place Garibaldi
construite aux environs de 1784,
hors des anciens remparts, de forme rectangulaire, entourée
de portiques; au centre, statue de Garibaldi, oeuvre du sculpteur
Gustave Deloye.
- Noter les ouvertures en
arc brisé de brique appuyées sur colonnes de
pierre à la devanture de boutiques rue du Pont-Vieux et rue
de la Préfecture et les nombreux linteaux de portes avec
monogramme du Christ, initiales du propriétaire, date de
construction, maxime morale.
- Sur la rive droite du
Paillon aujourd'hui couvert s'étendait le faubourg de la
Bourgade.
- Lycée
Masséna, sur l'emplacement du couvent des Augustins
déchaussés, devenu le Collège
National.
- Port et est de la ville
- La place Ile-de-Beauté, dans le fond du port au nord, bel
ensemble architectural néo-classique
édifié après 1840,
maisons de 3 étages sur portiques, escalier monumental
d'accès à la place, quai Cassini.
- A l'est, ancienne
caserne Lympia
: ancien couvent des augustins 17ème/18ème,
cloître début 18ème,
galeries en arcades plein cintre.
- Plus à
l'ouest sur la place Guynemer, statue du roi de Sardaigne,
Charles-Félix (1765-1831), qui confirma les
privilèges du port de Nice.
- Musée Barla
d'histoire naturelle, 60 boulevard Risso : évolution du
monde vivant, paléontologie, minéralogie,
moulages des principales espèces de champignons de la
région.
- Acropolis, palais des
arts, du tourisme et des congrès, construit sur le lit du
Paillon (esplanade Kennedy et de Lattre de Tassigny),
réalisation toute récente dotée des
perfectionnements les plus modernes de l'accueil et de la
communication; comporte l'auditorium Apollon pouvant recevoir
jusqu'à 2500
spectateurs avec une fosse d'orchestre pour 120
musiciens; se regroupe avec le Palais des Expositions
inauguré en 1958
où se tient chaque année la Foire Internationale
de Nice.
- En revenant vers le port
et sur les pentes du mont Boron, laboratoire de préhistoire,
33, boulevard Franck-Pilatte, sur l'emplacement des fouilles des
grottes du Lazaret.
- Le musée de
Terra Amata, 28, bd Carnot, paléontologie humaine et
préhistoire, présente, sur les lieux
mêmes de sa découverte, un habitat
préhistorique datant de l'acheuléen ancien,
visites animées par des conférenciers.
- Quartier
résidentiel du Mont Boron : belles villas, colline
boisée de pins avec promenades sous bois.
- "Château de
l'Anglais",
construit en 1858 pour le
colonel Smith, divisé en appartements : décor
intérieur.
- Le fort du Mont Alban
construit en 1557, beau
spécimen d'architecture militaire en bon état de
conservation.
- Villa Beau-Site vers 1890, avenue du Mont-Boron :
décor en trompe-l'oeil du salon, terrasses, jardin de
rocaille, fabriques.
- Sur le Mont Gros,
observatoire créé en 1881,
sous l'impulsion de Raphaël Bischoffsheim (Charles Garnier,
architecte; grande coupole à flottaison mise en place par
Gustave Eiffel); centre international de rencontres astronomiques.
- Promenade des Anglais,
centre et ouest - Entrepris pour donner du travail aux personnes
réduites à la misère par le
désastreux hiver de 1820-21,
le chemin, devenu promenade des Anglais, est devenu la voie magnifique
en bordure de la mer, dont l'inauguration, dans sa forme
définitive, a eu lieu solennellement en 1931.
- Hôtel et
casino Ruhl Méridien, édifié en ces
dernières années sur l'emplacement de l'ancien
hôtel Ruhl : spécimen d'architecture
contemporaine.
- Palais de la
Méditerranée, casino
inauguré en 1929
et considéré comme représentatif du
style "Art déco" (fermé depuis quelques
années).
- Musée
Masséna consacré spécialement
à l'histoire de Nice et du
Comté : villa 1898
: peintures de primitifs, relevés des fresques des
églises et chapelles du pays niçois; riche fonds
régional de la bibliothèque de Cessole.
- Hôtel Negresco
terminé en 1912,
édifice type de la "belle époque" : grand hall
dit salon royal, et sa verrière.
- Centre Universitaire
Méditerranéen (CUM) créé en
1933,
conférences de haut niveau, rencontres intellectuelles.
- Palais de l'Agriculture.
- Villa Furtado-Heine 1787 et son parc.
- Immeuble Gloria Mansions
1932, 123-125 rue de France.
- Villa "La Belle Epoque", 18 rue
Cronstadt.
- Immeuble, 9 rue de
Longchamp : décor de sgraffites sur les façades.
- Place
Masséna, noeud d'où rayonnent et où
viennent aboutir les activités vitales de Nice.
- Commencés
vers 1840 les travaux
d'aménagement n'étaient pas achevés en
1860;
la conception et le dessin de la place sont l'oeuvre de la commission
d'urbanisme dite "Consiglio d'Ornato", d'après les plans de
l'architecte Vernier.
- Sur la partie nord,
ensemble architectural avec immeubles sur arcades aux
façades teintées de rouge pompéien,
dans la partie sud, fontaine du Soleil, décorée
de bronzes d'Alfred Janniot, symbole des planètes
(transférée au centre Héliopolis).
- Magnifique perspective
réalisée après la
démolition du Casino municipal dans ces dernières
années prolongeant le jardin Albert 1er;
monument des 3 maréchaux (Leclerc, de Lattre de Tassigny,
Juin).
- Jardin Albert Ier avec
théâtre de verdure et Monument du Centenaire
commémorant le rattachement de Nice à la
France en 1792 : fontaine
des Phocéens, dite "des Tritons" 18ème, pastiche de
monument antique.
- Embouchure du Paillon
dont le lit est couvert jusqu'au Palais des Expositions.
- L'avenue Jean
Médecin qui porta successivement les noms d'avenue du Prince
Impérial, de la Gare et de la Victoire est l'axe central de
la ville.
- Au nord-ouest de la
place Masséna prend la rue Masséna, zone
piétonne suivie de la rue de France.
- Palais Marie-Christine,
du nom de la reine, épouse de Charles-Félix, qui
y séjourna.
- De la rue de la Buffa
jusqu'à la voie ferrée, quartier dit des
musiciens, bel ensemble d'immeubles modernes du 20ème.
- Immeuble La Rotonde, 41
boulevard Gambetta.
- Villa El Patio, 27
boulevard du Parc Impérial.
- Au-delà du
boulevard Gambetta, vers l'ouest, colline des Baumettes.
- Musée des
Beaux-Arts Jules Chéret dans une somptueuse villa construite
vers 1880 :
importante collection de peintures et sculptures du 19ème,
impressionnistes, oeuvres du peintre niçois symboliste
Gustave-Aldo Mossa, de Raoul Dufy et Van Dongen, céramiques
de Picasso.
- Toujours plus
à l'ouest, au quartier de Fabron, château
Sainte-Hélène, musée international
d'art naïf, peinture naïve du 18ème
à nos jours, 27 pays représentés,
sculptures, documentation.
- Archives municipale
(ancienne villa des Palmiers) : villa
et décor ; parc et jardins, gottes, fabriques .
- Villa dite "Abbaye de
Roseland",
boulevard Napoléon-III.
- Musée
prieuré du Vieux-Logis, 59, avenue
Saint-Barthélemy, meubles et objets du 14ème
au 15ème
évoquant un intérieur du début de
l'âge classique.
- Villa de
Châteauneuf,
170 avenue de Gairaut : corps de logis, chapelle, jardin et fontaines.
- La villa Arson du 18ème, aux
jardins à décor de rocaille, avenue
Stephen-Liégeard, qui abrite l'Ecole Nationale d'Art
décoratif et le nouveau Centre d'Art moderne
dépendant du Ministère de la Culture.
- A
l'extrémité ouest de Nice,
dans la plaine du Var, le Centre Administratif départemental
(CAD) où ont été regroupés
les bureaux de la Préfecture et de plusieurs grands services
d'Etat; exemple d'architecture fonctionnelle d'avant-garde.
- Gare du Sud, place du
Général-de-Gaulle : façade de
l'ancienne gare (bâtiment des voyageurs) et halle des trains.
- Aéroport en
développement constant.
- Panorama sur la terrasse
supérieure de l'aérogare, table d'orientation.
- Cascade de Gairaut,
ouvrage terminal du canal de la Vésubie, avenue de Gairaut.
- Ensemble urbain
délimité par la place Garibaldi, la rue
Catherine-Ségurane, la rue de Foresta, la place Guynemer, le
rivage maritime, la rue des Phocéens, la place
Masséna et le boulevard Jean-Jaurès.
- Ensemble du plan d'eau,
des quais, jetées, bâtiments du port, maisons,
édifices publics, les terre-pleins et plantations de la
place Cassini.
- Immeubles en bordure du
quai Rauba-Capeu, des rues des Ponchettes, Saint-Suaire et Jules-Gilly,
de la place Charles-Félix, des rues de la Poissonnerie et
Barillerie et du cours Saleya.
Architecture
sacrée
- Cimiez - En 1546, les Franciscains de
l'Observance conclurent un accord avec les
Bénédictins de Saint-Pons par lequel le
prieuré de Cimiez leur fut cédé.
- Dans les
années qui suivirent, les bâtiments conventuels
furent édifiés, l'église 15ème
fut agrandie et modifiée jusqu'en 1850,
de style ogival néo-classique : nef
voûtée d'ogives entourée de chapelles
latérales; à l'extérieur, porche
datant de 1662 et
façade style "troubadour" aménagée en 1850 et pourvue d'inscriptions
rappelant le passé de Cimiez; 3 retables peints de
l'école des primitifs niçois (Vierge de
pitié et Crucifixion de Louis Bréa; Descente de
Croix d'Antoine Bréa) derrière le
maître-autel, grand retable en bois sculpté
baroque de 1663 ;
ensemble du monastère 17ème,
2 cloîtres 16ème
et 17ème,
cimetière avec sarcophages provenant des fouilles de
Saint-Pons ; jardin des moines (public) ; musée religieux
d'art franciscain.
- Sur la place du
Monastère, colonne torse en marbre surmontée
d'une croix tréflée rappelant la
vision de Saint-François-d'Assise du Christ
séraphique et représentant le Séraphin
crucifié; une inscription porte la date de 1470 (monument malheureusement
vandalisé).
- Vieille ville - Sur la
colline du château, vestiges de l'ancienne
cathédrale Sainte-Marie laissant voir les fondations de 2
églises superposées, dont la plus ancienne
remonterait au 11ème.
- Cimetière du
Château, le plus ancien de Nice,
aménagé en 1783.
- Tombeaux de
Léon Gambetta, du nihiliste russe Alexandre Herzen.
- Cimetière
israélite.
- La vieille ville
renferme un ensemble remarquable d'églises et chapelles de
style baroque 17ème
et 18ème.
- La plus ancienne est
l'église du Jésus ou Jeuse, ancienne chapelle des
Jésuites qui la construisirent au début du 17ème,
devenue église paroissiale après le concordat de 1801 sous le vocable de
Saint-Jacques-le-Majeur.
- La cathédrale
Sainte-Réparate, reconstruite au milieu du 17ème
sur les plans de l'ingénieur architecte niçois
Jean-André Guibert; clocher du 18ème.
- Eglise
Saint-Martin-Saint-Augustin baroque, reconstruite fin 17ème
: retable, Vierge de pitié attribuée à
Louis Bréa.
- Chapelle Saint-Jaume
(Saint-Jacques) fin 17ème
baroque, ancienne paroissiale devenue chapelle et plus connue sous le
nom de Sainte-Rita; une "loggia" ou portique où se faisaient
sous l'Ancien Régime les adjudications municipales et les
bals de la noblesse, lui est adossée.
- Eglise
Saint-François-de-Paule édifiée au 18ème
dans le nouveau quartier du Pré-aux-Oies pour les
pères Minimes ; "Communion de Saint-Benoît"
attribuée à Carle Van Loo ; 2 étages
de tribunes superposées.
- Chapelle de la
Miséricorde, construite vers 1740
pour le couvent des Théatins, devenue chapelle des
Pénitents Noirs, chef-d'oeuvre de l'art baroque : retables
de Jean Mirailhet (15ème) et attribué
à Louis Bréa, "Vierges de
Miséricorde", cours Salaya.
- Chapelle Sainte-Croix 18ème
baroque, des Pénitents Blancs, décor floral dans
le goût du 18ème.
- Ancien couvent de la
Visitation 17ème, place
Sainte-Claire : chapelle et son décor, ensemble des
bâtiments conventuels, jardins, lavoir.
- Ancien couvent de
Saint-François : tour du clocher, façade
latérale de l'ancienne église 15ème,
choeur.
- Chapelle du
Saint-Suaire-et-de-la-Sainte-Trinité 1655,
ancienne chapelle du Sénat de Nice, devenue chapelle
des Pénitents Rouges, restaurée au
début du 19ème.
- On remarque, sur le
côté sud-ouest de la place Garibaldi, la belle
façade néo-classique de la chapelle du
Saint-Sépulcre ou des Pénitents Bleus construite en 1784 : clocher triangulaire.
- Eglise Saint-Roch 17ème,
agrandie fin 18ème
et fin 19ème, place
Saint-Roch.
- Place
Saint-François, clocher de l'ancien couvent des
Franciscains, façade latérale et choeur de
l'ancienne église.
- Sur la rive droite du
Paillon, église de Saint-Jean-Baptiste dite du Voeu,
construite pour remercier la Vierge d'avoir
préservé Nice au cours de
l'épidémie de choléra de 1836.
- Eglise
Notre-Dame-Auxiliatrice,
place Don-Bosco.
- Port et est de la ville
- Place Ile-de-Beauté, église Notre-Dame-du-Port.
- En remontant la
vallée du Paillon, à hauteur de
l'hôpital Pasteur qui occupe le site de l'ancienne abbaye de
Saint-Pons : l'église Saint-Pons, charmant
édifice baroque reconstruit au 18ème
précédé d'un portique et
surmonté d'un campanile; à
l'intérieur, fragments d'inscription carolingienne relative
à la restauration du tombeau du martyr saint Pons,
décor intérieur rococo ; bâtiments
abbatiaux 18ème
et cloître
: sarcophages gallo-romains.
- Promenade des Anglais,
centre et ouest - Avenue Jean-Médecin, basilique Notre-Dame
néo-gothique, 1ère pierre posée en 1864.
- Eglise orthodoxe russe
Saint-Nicolas-et-Sainte-Alexandra 1857,
rue Longchamp : bibliothèque et jardin.
- Sur la place
Croix-de-Marbre, se dresse la croix de ce nom, commémorative
du séjour du pape Paul
III en 1568
("congrès" de Nice suivi d'une
trêve de 10 ans entre Charles-Quint et François
Ier) ; colonne de Pie
VII rappelant le passage du pape en février 1814 rentrant à Rome
après sa libération de son internement
à Fontainebleau.
- Eglise du
Sacré-Coeur, ancienne chapelle des Oblats, de construction
récente.
- Sur la rue de la Buffa,
église anglicane et cimetière.
- Eglise
Saint-Pierre-d'Arène inaugurée en 1938.
- En remontant vers le
nord, cathédrale orthodoxe Saint-Nicolas, boulevard du
Tsarévitch, construite de 1903
à 1914 :
chapelle commémorative du Tsarévitch, mort
à Nice
en 1865 ; nombreuses et
somptueuses icônes, architecture inspirée des
monuments de Moscou.
- Eglise
Sainte-Hélène 18ème/19ème
classique.
- Eglise
Saint-Jacques-le-Majeur 1607,
agrandie milieu 17ème,
inspirée du "Gesu" de Rome : haut clocher, riche
décor de stuc.
- Chapelle
Saint-Philippe-de-Néri 18ème/19ème
classique, avenue d'Estienne-d'Orves : clocher triangulaire, nef de 3
travées voûtées, chevet plat.
- Eglise Saint-Paul,
avenue de Pessicart, par l'architecte Séassal,
consacrée en 1947.
- Eglise
Sainte-Jeanne-d'Arc, avenue Saint-Lambert, bénie en 1933, architecte Jacques Droz :
style byzantin à nombreuses coupoles, façade
à porche ellipsoïdal, clocher à
flèche élancée mesurant 60 m;
à l'intérieur, belles fresques de Klementief (1934).
- Eglise
Saint-Barthélemy, montée Claire-Virengue,
ancienne église des Capucins, 2ème
moitié du 18ème
: retable de la Vierge de majesté, de François
Bréa, et 2 panneaux latéraux (saint Jean-Baptiste
et saint Sébastien).
- Eglise Saint-Sauveur de
Gairaut 17ème/18ème
classique.
Musées
- Récapitulatif
des musées de Nice
développés précédemment :
Musée d'archéologie (villa des Arènes
à Cimiez) : produits de fouilles locales.
- Musée de
Terra-Amata (28 bd Carnot, basse corniche) : paléontologie
humaine, site acheuléen reconstitué in situ.
- Musée d'Art
et d'histoire (palais Masséna, 65 rue de France) : histoire
locale, mobilier, beaux-arts, cabinet des médailles.
- Musée des
Beaux-Arts (33 av.
- Des Baumettes) :
peinture et sculpture de l'école française du 18ème
à nos jours.
- Musée des
Arts asiatiques (parc Phoenix).
- Musée d'Art
moderne et d'art contemporain (Promenade des Arts).
- Musée
religieux d'art franciscain (monastère de Cimiez) : art
sacré.
- Musée Matisse
(villa des Arènes à Cimiez) : ensemble d'oeuvres
de l'artiste.
- Musée
national Marc-Chagall (av.
- Du
Docteur-Ménard à Cimiez) : oeuvres bibliques.
- Villa Arson : centre
d'art contemporain.
- Musée
international d'Art naïf Anatole-Jakovsky (château
Sainte-Hélène à Fabron).
- Musée des
Arts et Traditions populaires (Palais Lascaris).
- Musée-prieuré
du Vieux-Logis (59 av.
- Saint-Barthélemy)
: mobilier, ethnologie.
- Musée de la
Marine (tour Bellanda) : collection d'armes, instruments de navigation,
maquettes.
- Musée Barla
d'Histoire naturelle (60 bd Risso).
- Galerie de Malacologie
(3 cours Saleya).
- Papillorama (38 rue
Michel-Ange).
- Musée des
trains miniatures (avenue Impératrice-Eugénie).
- Galerie de la Marine.
- Galerie des Ponchettes.
Sites
- Nombreux sites et
panoramas décrits au fur et à mesure au chapitre
de l'architecture civile.
- Littoral.
- Ensemble
formé par le Mont-Alban et le Mont-Boron.
- Siège du Parc
national du Mercantour, 1979,
(28 communes), dont Vallée des Merveilles (voir Tende) : BP 316.
- Parc naturel
départemental de la Grande Corniche (598 ha) qui
s'étend du Mont Vinaigrier jusqu'au Mont Bataille, sur les
communes de Nice, La
Trinité, Eze, La Turbie et Villefranche-sur-Mer : sentier
nature, sentier de promenade, grouffre près de la maison de
la Nature (spéléologie), table d'orientation.
- Mont Vinaigrier (370 m),
propriété du Conservatoire du Littoral.
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