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Gaspard de
Besse

Gaspard de
Besse
né à Besse sur Issole en 1757 - Mort à Aix en Provence en 1781 à l'age
de 24 ans
Voilà la petite histoire du fameux "Robin des bois "
Provençal
Gaspard Bouis fils de Jean Baptiste Ménager et de Thérèse Roux
est né le 9 février 1757 à 2h de l'après-midi. Son parrain a été Gaspard Bouis.
Un an après, son père mourrait, sa mère Thérèse se remariait en 1760 avec
François Mourian et donna à Gaspard une demi-sœur Marie-Anne dont il fut le
parrain à l'âge de 16 ans. Ce qui prouve que notre Gaspard eut une jeunesse sans
histoire puisque seule son escapade au sommet de l'horloge nous est parvenue.
C'est ici que se mêlent intimement l'histoire et la tradition orale.
Gaspard était un solide garçon avec une belle prestance et la faconde
méridionale qui le poussait vers les galéjades, farces et attrapes qui étaient
les amusements les plus prisés de ce temps et que l'on rappelait le soir à la
veillée au coin de l'âtre, au moulin, au cercle ou sur les bancs au frais l'été.
Remarqué par les sergents recruteurs, il aurait signé inconsidérément son
engagement dans l'armé du roi. En aidant une personne évadée du bagne il prit le
maquis et devient son complice avec d'autres. D'abord soutenue par la
population, celle-ci se lasse rapidement, et alors cette petite troupe vivra
d'expédients et de rapines tout en respectant ceux qui les avaient aidés.
La bande à Gaspard émigra aux gorges d'Ollioules beaucoup plus
fréquentées, puis leurs exploits s'étendirent de Marseille à Nice grâce à un
réseau d'indicateurs. Arrêté dans les Maures en juin 1779, il s'évade moins d'un
an après grâce à la tendre complicité de la fille du geôlier de la prison de
Draguignan. On lui impute aussi la libération d'une colonne de galériens qui
s'unissent à la bande avec quelques-uns de leurs gardiens.
Astucieux,
rigolard, parfois débonnaire, il s'ingénie à ridiculiser le parlement "les deux
fléaux de la Provence le parlement et le mistral". Il s'applique à détrousser
les agents du fisc et les voyageurs, les plus riches mettant de son côté les
rieurs et surtout les petites gens à qui il distribue parfois des subsides. Ce
qu'il aime par dessus tout c'est monter des farces et galegeades qui font le
bonheur des conteurs.
Sa fière allure, le soin qu'il prend de sa
personne lui assure un succès certain auprès des dames et pas seulement celles
du peuple, même celles qu'il détrousse garde un bon souvenir de
lui.
Reconnu par hasard dans une auberge, à la Valette du Var, alors
qu'il était en visite chez son ami Augias évadé des galères, il fut arrêté. Cela
mit un terme à la carrière de notre bandit Gentilhomme. Son procès, long et
douloureux, eu l'issue fatale que nous connaissons. "Le supplice de la roue"
bien qu'il n'ait jamais tué personne d'après la légende mais paraît-il en ce
temps-là "le ridicule tuait plus souvent que le meurtre"
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