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Nostradamus

Nostradamus, né Michel de
Nostredame (14 décembre 1503 à Saint-Rémy-de-Provence - 2 juillet 1566), est un
médecin (soit vrai, soit prétendu) et apothicaire français. Pratiquant
l'astrologie comme tous ses confrères à l'époque de la Renaissance, il est
surtout connu pour ses prédictions sur la marche du
monde.
Biographie
Il
est né de Jaumet (ou Jacques) de Nostredame et Reynière (ou Renée) de
Saint-Rémy. Selon certains, il serait l'aîné des dix-huit enfants du couple. Le
nom des Nostredame vient de son grand-père juif, Crescas de Carcassonne, qui
choisit le nom
de Pierre de Nostredame lors de sa conversion au
catholicisme, probablement en 1458, avec l'accord de l'archevêque d'Arles,
Pierre de Foix.
Son enfance
Dès son enfance, Nostradamus aurait
été confié « à l'éducation
» de ses aïeux. En 1506, son bisaïeul Jean de
Saint-Rémy,
ancien médecin et trésorier de
Saint-Rémy, lui aurait transmis les rudiments des mathématiques et des lettres.
Mais,
en fait, ce vieux personnage semble avoir disparu dès
1504.
Ses années d'études
Il part
très jeune à Avignon pour y obtenir son diplôme de bachelier ès arts, mais doit
quitter l'université après un an seulement, à cause de l'arrivée
de la peste. Neuf ans plus tard, ayant cependant pratiqué comme apothicaire, il
s'inscrit à la Faculté de Montpellier pour y gagner son doctorat
en médecine. Il se fait connaître grâce aux remèdes qu'il a mis au
point en tant qu'apothicaire, dont les fameuses « boules de
senteur ». Mais il est bientôt expulsé pour avoir exercé ce
métier « manuel » interdit par les statuts de la
faculté.
Mariages et
professions
En 1531, Nostredame se marie avec la fille d'un
notable d'Agen, qui lui donnera deux enfants, un garçon et une fille. En
1533, il s'établit à Agen, où il pratique la médecine de soins à
domicile. Il s'y lie d'amitié avec Jules César Scaliger.
Cet
Italien, installé à Toulouse, érudit de la Renaissance, est « un personnage
incomparable, sinon à un Plutarque » selon Nostradamus ; il écrit sur tout.
Impertinent, il s'attaque à tout le monde, s'intéresse à la botanique et
fabrique des
pommades et des onguents. Mais cet « imposteur »
inquiète les autorités religieuses par ses idées un peu trop progressistes pour
l'époque. La population loue pourtant les talents des deux médecins lors de
l'épidémie de 1534.
En 1534, l'épouse et les deux
enfants de Nostredame meurent lors d'une épidémie de peste qui ravage la ville.
À cette époque, l'Inquisition de Toulouse mène une enquête sur les
fréquentations douteuses de Nostredame, et lui demande de s'expliquer sur ses
relations avec un certain « mécréant qui sentait le fagot
».
Nostredame quitte alors Agen et accomplit de 1540 à 1545 un
tour de France qui l'amène à rencontrer de nombreuses personnalités, savants et
médecins. Une tradition très douteuse affirme qu'il a séjourné un temps à
l'abbaye d'Orval, dans la province de Luxembourg en Belgique, qui dépendait de
l'Ordre de Cîteaux. On le voit certainement à Lyon, Vienne, Valence, Marseille,
Aix-en-Provence et, enfin, à Arles, où il finit par s'établir. Là, il met au
point un médicament à base de plantes, capable, selon lui, de prévenir la peste.
En 1546, il l'expérimente à Aix lors d'une terrible épidémie : son
remède semble efficace comme prophylactique, mais il écrira
lui-même plus tard que « les seignées, les medicaments cordiaux, catartiques, ne
autres n'avoyent non plus d'efficace que rien. » (Traité des fardemens et
confitures, Lyon, 1555, p. 52)
Malgré ce succès douteux,
Nostredame est appelé sur les lieux où des épidémies sont signalées. À la même
époque, il commence à publier des almanachs qui mêlent des prévisions
météorologiques, des conseils médicaux et des recettes de beauté par les
plantes. Il étudie également les astres.
Le 11
novembre 1547, il épouse en secondes noces Anne Ponsard, une jeune veuve de
Salon-de-Provence, alors appelé
Salon-de-Craux. Le couple occupe
la maison qui abrite aujourd'hui le Musée Nostradamus. Il aura six enfants, dont
trois
filles et trois garçons ; l'aîné, César, deviendra consul
de Salon, historien, biographe de son père, peintre et
poète.
Nostredame prend le temps de voyager en
Italie, de 1547 à 1549. C'est d'ailleurs en 1549 qu'il rencontre à Milan un
spécialiste en alchimie végétale, qui lui fait découvrir les
vertus des confitures qui guérissent. Il expérimente des
traitements à base de ces confitures végétales et, de retour en
France, il publie en 1552 son Traité des confitures et
fardements.
En 1550, il commence,
comme tant d'autres, par éditer un « almanach », c'est-à-dire un calendrier de
prédictions basées
essentiellement sur les astres. Le genre est
extrêmement prisé du peuple. Il s'amuse à façonner ses premières prévisions
dans un style énigmatique et polyglotte qui semble avoir rendu la
tâche difficile aux éditeurs, à en juger par les
nombreuses
coquilles (où certains voient le signe que l'auteur était dyslexique). Dès cette
date, Michel de Nostredame
signe ses quatrains du nom de
Nostradamus. Ce nom n'est pas l'exacte transcription latine de Nostredame, qui
serait plutôt
Domina nostra ou Nostra domina. En latin correct,
Nostradamus pourrait signifier : « Nous donnons (damus) les choses qui sont
nôtres » ou « Nous donnons (damus) les panacées » (nostrum, au pluriel), mais il
est également permis d'y voir un travestissement macaronique (et très heureux)
de Nostredame.
En 1555, installé à
Salon-de-Provence, il décide de réunir ses prédictions dans un ouvrage plus
ambitieux qu'il fait
imprimer à Lyon, chez Macé Bonhomme, premier
livre de ses fameuses Centuries qui devaient être au nombre de
dix.
Sa renommée est telle qu'il devient l'un des
astrologues attitrés de Catherine de Médicis, qui l'appelle à la cour et le
fera nommer médecin et conseiller du roi Charles IX en 1564.
Puis, il repart à Salon, où Charles IX, puis Henri de Navarre (le futur Henri
IV) vont lui rendre visite.
Maladies et
mort
S'il faut prendre à la lettre ce que Nostradamus, dans la
préface de la première édition de ses Prophéties, dit de sa
"comitiale agitation hiraclienne", il souffrait d'épilepsie. Le
docteur Lucien De Luca précise : épilepsie psychique
(ou
épilepsie complexe partielle), et ajoute au tableau clinique la dyslexie. On
doit toutefois recevoir avec prudence
un diagnostic posé à plus
de quatre siècles de distance et fondé sur des écrits aussi étranges que ceux de
Nostradamus.
On peut tenir pour plus assuré (voir Leroy)
qu'atteint de la goutte et d'insuffisance cardiaque, il mourut le 2 juillet
1566
à Salon-de-Provence d'un œdème dit
cardio-pulmonaire.
Les
Prophéties
Les Prophéties. Édition de 1568.Les
Prophéties (comprenant dix Centuries, une centurie étant un ensemble de cent
quatrains)
sont rééditées plusieurs fois de son vivant, avec,
jusqu'à sa mort, de nouveaux ajouts. La première édition compte 353
quatrains, la dernière (posthume), 942. Il est possible qu'avec
cet ouvrage, particulièrement soigné et rempli de
références
savantes, Nostradamus escomptait toucher un public cultivé, formé d'humanistes,
de lettrés et de puissants.
Les Centuries ont donné
lieu à la publication de près de dix mille ouvrages. Aujourd'hui encore, malgré
des travaux sérieux, nul ne peut dire exactement ce qu'elles
signifient.
Comme toujours avec Nostradamus, il
faut faire preuve d'une certaine réserve. Son style obscur et son vocabulaire,
mélange de vieux français, de latin et de provençal, donne aux exégètes une
grande liberté d'interprétation. Nostradamus est un « virtuose de l'ambiguïté »,
qui a multiplié les anagrammes, les symboles, les références mythologiques et
crypté tous ses quatrains à l'aide de figures de
style.
Cette ambiguïté omniprésente favorise
évidemment des interprétations très subjectives. Les Centuries ne sont
aucunement explicites, et tout évènement cadrant a posteriori avec l'une des
multiples interprétations d'un paragraphe est présenté comme l'interprétation
juste - plusieurs interprétations "justes" d'une même prophétie cohabitant
parfois chez les mêmes exégètes.
Quelques
quatrains réputés prophétiques
Le plus célèbre est le
trente-cinquième de la première centurie (Centurie I, quatrain 35)
Le lyon ieune le vieux surmontera,
En champ
bellique par singulier duelle,
Dans cage d'or les yeux luy
creuera,
Deux classes vne, puis mourir, mort
cruelle.
Selon les adeptes d'une lecture prophétique, ce quatrain
ferait référence à la mort d'Henri II.
En juin 1559, le roi Henri
II affronte le comte de Montgomery, lors d'un tournoi de chevalerie. Ils
auraient porté tous
deux un lion comme insigne. Henri II reçut la
lance de son adversaire dans son casque (selon certains, en or) et eut l'œil
transpercé. Il mourut dix jours plus tard.
Lors de
la publication de la première édition des Centuries en 1555, Henri II aurait été
averti de la présence de ce
quatrain. En effet, sa femme,
Catherine de Médicis, était une fervente admiratrice de Nostradamus. Cependant,
Henri II
aurait surtout tenu compte de la présence du mot « duel
», ce qui à son époque faisait surtout référence au règlement par
les armes d'un différend entre deux personnes. Il ne se serait
donc pas méfié lors du tournoi de chevalerie qui lui fut
fatal.
Voici ce qu'en disait P. Brind'Amour : « Ce quatrain, le plus
célèbre des Centuries, fait les délices des amateurs
d'occultisme, qui veulent y voir l'annonce du tournoi qui opposa
Henri II et le sieur Gabriel de Lorge, comte de Montgomery,
le
1er juillet 1559. On sait qu'Henri II, blessé à l'œil par son adversaire, mourut
de sa blessure le 10 juillet suivant.
Les sceptiques, dont je
suis, s'émerveillent de la coïncidence ; les adeptes y voient la preuve de ce
qu'ils ont toujours su,
à savoir que Nostradamus avait un don de
clairvoyance. Pourtant personne à l'époque ne fit le rapprochement. »
(Nostradamus astrophile, p. 267). En effet il évoque, au contraire, une simple
vision contemporaine vue dans les nuages.
Centurie 2, quatrain
51:
Le sang du iuste à Londres fera faute,
Bruslez
par foudres de vingt trois les six:
La dame antique cherra de
place haute,
De mesme secte plusieurs seront
occis.
Ce quatrain ferait référence au grand incendie de Londres,
en 1666. On verrait dans ces quatre lignes le lieu (Londres),
l'année (trois les six pour 1666), l'incendie (Bruslez par les
foudres). La célèbre cathédrale Saint-Paul fut entièrement
détruite (La dame antique cherra de place haute). Cependant Roger
Prévost, lui, propose un lien purement historique avec l'Affaire des Templiers
de 1307-1314.
Centurie I, quatrain 25:
Perdu
trouvé caché de si long siecle,
Sera pasteur demy Dieu
honnore:
Ains que la Lune acheue son grand
siecle,
Par autres vents sera deshonnoré.
Ce
quatrain évoquerait la découverte des germes par Louis Pasteur. Perdu trouvé
caché de si long siecle indiquerait le
caractère caché et inconnu
des germes. Pourtant, Prévost évoque la découverte par un simple berger espagnol
(pasteur) du tombeau de St Jacques au IXe siècle.
Centurie 6,
quatrain 97:
Cinq & quarante degrez ciel
bruslera
Feu approcher de la grand cité
neuve
Instant grand flamme esparse sautera
Quand on
voudra des Normans faire preuve.
Ce quatrain ferait référence aux
attentats du 11 septembre 2001.Cinq & quarante degrez ferait référence à
l'heure exacte
où le premier avion kamikaze percuta les tours du
World Trade Center (« degrez » signifiant « minutes », « cinq et quarante » =
45, soit 8 heures 45 minutes). Grand cité neuve indiquerait New York. bruslera,
feu, Instant grand flamme esparse sautera évoqueraient un incendie soudain et
violent. Mais il serait bien plus typique de Nostradamus d'attacher la
désignation cité neuve simplement à une ville dont le nom signifie exactement
cela – dont Villeneuve, Villanova et, bien sûr, Naples (gr. Neapolis, cité
neuve), ville qui se trouve près du Vésuve et qui, lors de son éruption de 1139,
fut en effet capturée par les Normans. Selon Lemesurier, la première expression
serait alors une version de Cinq[uante minutes] & quarante
degrez.
Quelques quatrains qui semblent avoir été
copiés
Centurie 1, quatrains 1 et 2:
Estant assis
de nuit secret estude,
Seul repousé sur la selle
d'ærain,
Flambe exigue sortant de solitude
Fait
proferer qui n'est à croire vain.
La verge en main mise au milieu
de Branches,
De l'onde il moulle & le limbe & le
pied.
Vn peur (conjecture : Vapeur) & voix fremissent par les
manches,
Splendeur diuine. Le diuin prés
s'assied.
Petrus Crinitus, De honesta Disciplina, réédité à Lyon
en 1543, livre 20, rapporte, d'après Jamblique (traduit en latin
par Marsile Ficin), comment les Sibylles pratiquaient la
divination "à Branches" ("in Branchis"). En quelques lignes,
il
est question d'un "souffle ou feu ténu" ("tenuem spiritum et ignem"); d'une
pythie assise "sur un siège d'airain"
("super aeneam sellam"),
d'une autre qui tient "une verge dans sa main" ("virgam manu gestat"), baigne
ses pieds et la
bordure de ses vêtements ("pedes limbumque undis
proluit") ou encore aspire la "vapeur" ("vaporem") et est emplie de
"splendeur divine" ("divino
splendore").
Centurie 1, quatrain 42 :
Le dix Kalendes d'Apuril de faict Gotique (conjecture :
Gnostique)
Resuscité encor par gens malins:
Le feu
estainct, assemblée diabolique
Cherchant les or du d'Amant &
Pselyn.
Dans le même livre de Petrus Crinitus, l. 7, ch. 4, il est
question de Gnostiques ("Gnostici") qui, cherchant à profiter
des
enseignements de Psellus et d'Origène Adamantius ("Psellus, Origenes
Adamantius"), s'assemblent ("convenire") le dix des Calendes d'avril ("X. Cal.
Apri.") et, toutes lumières éteintes ("luminibus extinctis"), commettent des
abominations.
Centurie 2, quatrain 41 :
La grand'estoile par sept iours bruslera,
Nuée fera
deux soleils apparoir:
Le gros mastin toute nuit
hurlera
Quand grand pontife changera de
terroir.
Julius Obsequens, Livre des Prodiges, raconte qu'après
l'assassinat de Jules César, "une étoile brûla pendant sept jours.
Trois soleils brillèrent (...). Des hurlements de chiens furent
entendus de nuit devant la maison du grand pontife
(...)."
Centurie 6, quatrain 100 :
LEGIS CANTIO CONTRA INEPTOS
CRITICOS
Quos legent hosce versus, maturè censunto
:
Profanum vulgus, & inscium ne attrestato
:
Omnesque Astrologi, Blenni, Barbari procul sunto
:
Qui aliter facit, is ritè, sacer esto.
Petrus
Crinitus, à la fin de son De honesta disciplina, déjà cité, avait mis cette
strophe latine :
Legis cautio contra ineptos
criticos
Quoi legent hosce libros, maturè censunto
:
Profanum uolgus & inscium, ne attrectato
:
Omnesque legulei, blenni, barbari procul sunto
:
Qui aliter faxit, is ritè sacer
esto.
Centurie 7, quatrain 41 :
Les
os des pieds et des mains enserrés,
Par bruit maison longtemps
inhabitée;
Seront par songes concavant
déterrés,
Maison salubre et sans bruit
habitée.
Pline le Jeune, Lettres, VII, 27 : « Il y avait à Athènes
une maison vaste et spacieuse, mais décriée et funeste. Dans le
silence de la nuit, on entendait un bruit de fer (...) et un
froissement de chaînes (...). Bientôt apparaissait le spectre
:
(...) ses pieds étaient chargés d'entraves et ses mains de fers
qu'il secouait. (...) Aussi, dans la solitude et l'abandon
auquel
elle était condamnée, cette maison resta livrée tout entière à son hôte
mystérieux. (...) [Le philosophe Athénodore
loue la maison et y
veille la nuit. Le spectre survient et l'invite à le suivre dans la cour, où il
disparaît. Athénodore marque le lieu.] Le lendemain, il va trouver les
magistrats et leur conseille de fouiller en cet endroit. On y trouva des
ossements enlacés dans des chaînes. (...) On les rassembla, on les ensevelit
publiquement et, après ces derniers devoirs, le mort ne troubla plus le repos de
la maison. » (trad. De Sacy et Pierrot)
« On »
écrit souvent des bêtises au sujet de Nostradamus. Par exemple, juste après les
attentats du 11 septembre 2001,
le texte suivant a beaucoup
circulé sur Internet :
In the City of God there will be a great
thunder,
Two brothers torn apart by Chaos,
while the
fortress endures,
the great leader will succumb,
The
third big war will begin when the big city is burning
traduction:
Dans la cité de Dieu il y aura un grand tonnerre Deux frères seront séparés par
le chaos Pendant que la
forteresse endure Le grand meneur
succombera La troisième guerre mondiale commencera quand la grande cité brulera
Ce texte n'est absolument pas un quatrain de Nostradamus (ce n'est pas un
quatrain du tout!). C'est un canular, dont le texte original a paru
exclusivement en anglais! Il a été écrit en 1997 par Neil Marshall, étudiant
canadien de Brock University
Les Sizains sont,
dit-on, à ranger parmi les canulars, car ils sont trop explicites, par le
vocabulaire et par le style.
Et pour cause: ils ont été publies
pour la première fois au XVIIe siècle, et ne sont donc probablement pas de
Nostradamus!
Par exemple, le sizain 52
:
La grand'Cité qui n'a pain à
demy
Encor un coup la sainct Barthelemy
Engravera au
profond de son ame:
Nisme, Rochelle, Geneve &
Montpellier,
Castres Lyon, Mars entrant au
Bélier,
S'entrebatteront: le tout pour une
Dame
évoquerait le Massacre de la Saint-Barthélemy, le 24 août
1572. La grand'Cité serait Paris. Nisme, Rochelle, Geneve &
Montpellier sont les quatre principales villes protestantes. une
Dame indiquerait Catherine de Médicis.
Il existe
aussi la traduction française d'un mélange de canulars, volontairement
troublant, répandu en anglais après les
attentats du 11 septembre
2001 (voir ci-dessus), et qui, il est bien évident, manquent la rime et la
scansion métrique qui
caractérisent le « vers commun »
qu'utilisait Nostradamus :
Dans l'année du nouveau siècle et neuf
mois,
Du ciel viendra un grand roi de terreur...
Le
ciel brûlera à quarante-cinq degrés.
Le feu approche la grande
nouvelle ville...
Dans la ville d'York, il y aura un grand
effondrement,
Deux frères jumeaux déchirés par le
chaos
Tandis que la forteresse tombe le grand chef
succombera
La troisième grande guerre commencera quand la grande
ville brûlera.
Notes et références
? Il y exerça la médecine, et se lia avec Philibert Sarrazin et
d'autres « escholiers d'estranges pays, comme des Allemaignes, qui, sous
prétexte de régenter, vinrent répandre la doctrine de Luther. On les ouyssait
parler disant: en notre pays tiennent tels cas et tel austre ; entre autre
disoient qu'ils tenoient qu'il n'y avoit point purgatoire, et a que l'on
ne prioit les saincts ; la confession aussi, que l'on ne se
confesa soit point, sinon à Dieu seulement. Ils discutaient
et
soutenaient hardiment ces opinions, et en public et dans les réunions ; ils
allaient souvent chez Jean Flegnens,
poète qui avait alors une
certaine célébrité, et dont la demeure hospitalière est ouverte à toutes les
opinions
(les siennes semblent avoir été peu orthodoxes), était
désignée sous le nom de maison du poète agenais. Ils eurent un tel
succès, que quelques années après, des personnnes des plus
considérables de la ville : M. le général de Secondai,
M. de
Cosconac, beau-frère du juge mage de Sevin ; M. de Godailh, le trésorier (chez
qui était Sarrazin) ; MM. de Durfort, et nombre d'autres, jusqu'au prieur du
couvent des Augustins, étaient partisans de la Réforme. Le clergé s'en émut :
une cotisation fut faite entre l'archevêque de Bordeaux, les
évêques de Bazas, d'Agen, Condom, Périgueux, Sarlat, Limoges, Saintes, Dax,
Bayonne et Aire pour payer les frais à faire pour le procès intenté contre
plusieurs personnages du ressort, sectateurs, fauteurs et autheurs de doctrines
réprouvées. Source:
John Grand-Carteret, L'Histoire, la vie, les
mœurs et la curiosité par l'Image, le Pamphlet et le document (1450-1900),
Librairie de la curiosité et des beaux-arts, 1927
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