L'ARC EN CIEL DE LA
PROVENCE

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Cavalaire sur Mer est une ville côtière possédant une grande superficie, ce qui lui permet de pouvoir accueillir chaque année de nombreux touristes venus des 4 coins du monde ( photo 1 ). La plupart de ses rues sont bordées de commerces de tous genres ( photo 2 ).

 
( 1 )                                                              ( 2 )

C'est ainsi que vous pourrez vous diriger vers ce grand rond point qui donne accès à des établissements liés au tourisme, comme des magasins de vêtements ou bien des terrasses de restaurants ( photos 3 et 4 ).

 
( 3 )                                                                ( 4 )

C'est de là que vous pourrez vous promener sur le port en contemplant de magnifiques voiliers et autres bateaux ( photos 5 à 8 ).

 
( 5 )                                                                  ( 6 )

 
( 7 )                                                                  ( 8 )

En montant au dessus de la Maison de la Mer, vous aurez alors une vue d'ensemble sur le port ( photo 8 ), sur les rues commercantes ( photos 9 et 10 ) ainsi que sur la place où se trouve une stèle en mémoire à ceux qui participèrent au débarquement d'août 1944 en Provence ( photo 11 ).

 
( 9 )                                                                   ( 10 )


( 11 )

Cette stèle est accompagnée d'une plaque commémorative ( photos 12 et 13 ).


( 12 )


( 13 )

Vous pourrez ensuite vous diriger vers les plages de sable fin qui n'attendent que vous ( photos 14 à 17 ).

 
( 14 )                                                              ( 15 )

 
( 16 )                                                             ( 17 )

Si vous préférez les endroits un peu plus sauvages, pas de problème. Il existe ici aussi des calanques de toute beauté ( photos 18 et 19 ).

 
( 18 )                                                              ( 19 )

On a découvert face au port plusieurs épaves dont l
'épave de Cavalaire qui repose par 12 mètres de profondeur juste à la sortie du port de Cavalaire. Coulée dans la deuxième moitié du XVe siècle, cette épave ne doit son relatif "bon état de conservation" qu’à la forte présence de posidonies (herbe sous-marine) jusqu’à ces dernières années. Des aménagements successifs dus à la forte progression du tourisme nautique ont semble-t-il provoqué indirectement un désensablement des posidonies et opéré une mise au jour du navire.Depuis 1992, date à laquelle le bâtiment fut redécouvert, deux campagnes ont été menées, une d’expertise fin 1994, une de fouille pendant le printemps 1995, réalisées par une équipe formée d’archéologues professionnels, d’étudiants en archéologie, des techniciens et des chercheurs de divers horizons : CNRS, universités, canadiennes et Parcs Canada.

Les vestiges de l’épave sont dispersés en trois ensembles : la partie bâbord de l’étrave au talon de quille mesure 15.70 m de long, la section tribord regroupant une portion du flanc de la maîtresse-section jusqu’aux probables oeuvres-mortes, comporte les deux techniques clins et franc-bord et un pan uniquement à clin qui pourrait correspondre aux oeuvres-mortes de l’arrière.

Cette épave est excessivement importante car elle associe plusieurs traditions de construction à une période charnière entre les époques médiévales et modernes : construction à carvel et construction à clin associées. Ce type de construction en cours d’étude s’assimilerait beaucoup plus à une construction ponantaise et plus particulièrement biscayenne. À noter que la mixité de la structure ne vient pas seulement de la construction à carvelle dans les oeuvres vives et de la construction à clin dans les oeuvres mortes mais également à une mixité de construction dans les fonds du navire ( photos 20 à

 
( 20 )                                                          ( 21 )

 
( 22 )                                                                 ( 23 )

Le matériel que l'on a retrouvé ici est composé de divers ensembles d’artefacts dont l’échantillonnage est très varié : céramique, artillerie, verrerie, accastillage...

L’armement est important pour l’époque : par moins de huit canons ont été dénombrés, dont cinq ont pu être remontés et confiés à Archéolyse pour traitement. Cet armement comporte également un assez grand ensemble d’armes de jet : flèches, carreaux d’arbalètes, pointes de lances...


Les pièces d’accastillage sont également en bonne place puisqu’une trentaine d’éléments composés de caps de moutons, poulies doubles, simples, à estrope, à gouge, moque, boules de collier de racage ont été remontées qui vont éclairer vraisemblablement sur le type de voilure utilisé. Le fait d’avoir mis au jour un assez grand échantillonnage permet de mettre en lumière certaines connaissances de la vie à bord.

Mais la découverte la plus intéressante pour l’origine du bâtiment est sans nul doute les fragments d’ossements de baleine mis au jour dont plus particulièrement une vertèbre d’un jeune cétacé, sciée et portant de nombreux coups de haches. Sont-ce là les vestiges d’une chasse à la baleine effectuée par les marins du navire ou bien des ossements utilisés comme outils ?

Si l’examen dendrochronologique effectué par le laboratoire du CNRS de Marseille a permis de donner une date de 1479 pour le plancher de cale en pin, en revanche la coque en chêne est encore à l’étude et semblerait légèrement plus ancienne. Par ailleurs le fait qu’il est encore impossible de rattacher ces chênes à un référentiel existant comme ceux de l’Europe du Nord, permet de penser que ce navire est issu de régions soit Atlantiques soit Méditerranéennes.
Si l’on prend en compte les paramètres tels que la conception de la carène, l’artillerie du navire, la présence d’ossements de cétacé, l’origine basque semble très plausible d’autant que la pénétration basque en Méditerranée pour des activités commerciales ou pirates est attestée pendant tout le XVe siècle.

Enfin, pour les plus courageux d'entres vous et pour les passionnés d'histoire, sachez qu'il existe sur un promontoire dominant le port, les ruines de l'ancien château de Cavalaire détrit en 1646, ainsi qu'une chapelle également en ruine.

Fin de la visite de Cavalaire sur Mer

 

       


 

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