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Visiter, St
Maximin, c'est plonger dans le passé historique et religieux de la Provence.
Commencons notre promenade en arpentant les rues de la ville ( photos 1 à 4
).

( 1 )
( 2 )

( 3 )
( 4 )
Vous trouverez tout au long de votre parcours de
belles fontaines aux formes variées ( photos 5 à 7 ).

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( 6 )

( 7 )
Le plus beau bijou touristique et historique de St
Maximin est sans aucun doute sa basilique. C'est Charles II d'Anjou qui en
décida la construction afin d'y déposer la dépouille de Sainte Marie Madeleine
venue finir ses jours dans une grotte de la Sainte Baume.
La construction
commença en 1295 et dura 3 siècles. Avec l'accord du Pape Boniface VIII, les
frères pêcheurs Dominicains vont s'installer dans les lieux. Au 16ème siècle,
les travaux sont arrêtés définitivement faute de main d'oeuvre, alors que le
portail d'entrée est manquant et que le clocher n'a jamais été construit. Ses
mensurations sont : Longueur 73m, Largeur 37m, et Hauteur 29m. Elle se compose
de 2 absidioles, d'une grande nef et de 16 chapelles ( photos 8 à 12
).

( 8 )
( 9 )

( 10 )
( 11 )

( 12 )
Le portail d'entrée est quant à lui magnifiquement
décoré de sculptures sur bois ( photo 13 à 14 ).

( 13 )

( 14
)
Une fois que vous aurez passé la grande porte de la
basilique, vous ne pourrez que vous émerveiller à la vue de tout ce qui se
trouve à l'intérieur. Pour commencer, son orgue majestueux qui se trouve au
dessus de l'entrée ( photos 15 et 16 ). Il est l'oeuvre de Frère Jean-Esprit
Isnard et fut construit au XVIIIè siècle. Il se compose d'un double buffet, de 4
claviers, 43 jeux et 2962 tuyaux. Il sera sauvé sous la révolution par Lucien
Bonaparte qui y fera jouer "La Marseillaise".

( 15 )
( 16 )
La nef centrale est immense ( photos 17 et 18 ), et au
centre de celle-ci se trouve la Chaire en bois sculpté ( photos 19 et 20 ).
Sculpté au XVIIIème siècle par Frère Louis Gudet, dans un bois de noyer. La
rampe est sculptée en un seul bloc, et sur la balustrade 7 médaillons
représentent des scènes de la vie de Sainte Marie Madeleine.

( 17 )
( 18 )

( 19 )
( 20 )
Le Choeur, à l'abri
derriere un portail, a lui, été sculpté au XVIIème par les Frères Vincent Funel
et Jean-Baptiste Oleri. Les boiseries se composent de 94 stalles, 22 médaillons
représentant la vie des moines dominicains et de plusieurs anges sur le pourtour
ainsi qu'un grand crucifix au dessus de la porte principale. ( photo 21 et
22 ).

( 21 )
( 22 )
Admirez,
l'architecture notamment des arcades ( photos 23 à 26 ).

( 23 )
( 24 )

( 25 )
( 26 )
Les différentes chapelles cachent aussi de merveilleux
trésors religieux et historiques ( photos 27 à 33 ).

( 27 )
( 28 )

( 29 )
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( 31 )
( 32 )

( 33
)
Il ne faut pas oublier non plus de visiter la crypte
qui est le coeur et le lieu saint de la basilique. Là, ont été déposés les
restes de nos Saints Provençaux et les reliques de Sainte Marie
Madeleine.
C'est à l'origine un ancien monument funéraire
Gallo-Romain du IVème siècle et qui renferme 4 beaux sarcophages ( photos 34 et
35 ).

( 34 )

( 35 )
Les sarcophages sur votre gauche en entrant dans la
crypte sont ceux de Saint Maximin et des Saintes : Marcelle et Suzanne, datant
tous les 3 du IVème siècle ( photo 36 ) sur votre droite, vous trouverez le
sarcophage de Saint Sidoine. Tous sont sculptés de scènes en rapport avec des
faits religieux ( photo 37 et 38 ).

( 36 )
( 37 )

( 38 )
Au fond de la crypte se trouve le sarcophage de Sainte
Marie Madeleine datant du Vème siècle, ainsi que ses reliques presentées en
position assise ( photos 39 et 40 )

( 39 )
( 40 )
Juste à droite de la
basilique, se trouve l'hôtel de ville construit en 1750 par l'architecte de la
cour, Jean-Baptiste Franque. Longtemps la propriété du couvent, il sera vendu
comme bien national à la révolution. Il est alors acheté par la communauté de la
ville qui en fait alors la mairie ( photo 41 ).

( 41 )
Des anciennes murailles de la ville, il n'en reste
plus grand chose si ce n'est qu'une tour carrée près du couvent et ce pan de mur
( 42 ).

( 42 )
En l'an 846, Raymond Puget fit construire le saint
pilon qui marquait le croisement entre l'ancienne voie Aurélienne et la route
menant à la grotte de Sainte Marie Madeleine. C'est à cet endroit que se dresse
encore aujourd'hui l'Echauguette qui était une tour de gué. C'est d'ailleurs la
seule qui a résisté au temps ( photo 43 ).

( 43 )
Toujours dans les alentours de la mairie, et plus
précisément derrière celle-ci, vous pourrez alors découvrir le couvent royal (
photo 44 ). Là encore, se furent Charles II d'Anjou et Boniface VIII qui en
ordonnèrent la construction. Les dominicains qui l'occupèrent depuis
lors, quittérent définitivement le couvent en 1957 ( photos 45 à 48 ).

( 45 )
( 46 )

( 47 )
( 48 )
Enfin, dernier
édifice " collé " à la basilique, le palais du roi René. Fondé en 1476 par René,
comte de Provence, roi de Naples et de Jérusalem. C'est là que se fit
l'enseignement des jeunes religieux, Au XVIème siècle, la ville obtint que tous
les enfants laics de la commune, puissent bénéficier de cours gratuits. Vendu
lors de la révolution, il abritera le conseil municipal et sera détruit en 1836.
Il ne reste aujourd'hui que peu de chose du palais du roi René, si ce n'est
comme ici une façade qui abrite à présent un grand hôtel ( photo 49 ).

( 49 )
En vous aventurant à travers les rues de la ville,
vous aurez alors la possibilité de découvrir encore plus de choses sur le passé
historique de la ville.
Chassé de France et dépouillé par Philippe le Bel,
certains juifs s'intallèrent dans plusieurs communes de Provence comme ici à St
Maximin en 1303. Ils obtirent en 1330, le droit d'avoir une synagogue et une
école en 1335. Aujourd'hui, il reste encore quelques traces historiques de cette
époque, comme ces arcades ( photo 50 )

( 50 )
Les autres vestiges historiques de St Maximin sont
aujourd'hui surtout de vieilles portes, des passages sous voutés, ou des
batisses qui ont résisté aux siècles ( photos 51 à .. ).

( 51 )
( 52 )

( 53 )
( 54 )

( 55 )
(
56 )
Avant de quitter la commune, vous pourrez encore
découvrir ce lavoir ( photo 57 ),

( 57 )
ainsi
que le beffroi ( photos 58 et 59 ). C'est en 1476, que le Roi René fait édifier
un beffroi, la tour de l'horloge, dont la cloche annonçait les guerres et les
calamités mais réglait aussi l'heure du départ et du retour des gens du travail.
La cloche qui fait partie des plus anciennes du Var, est dédicacée à la
Vierge, Mère de Dieu, au Christ en Croix, à la Ste Croix et à Saint Michel. Dans
sa dédicace une inscription suppliant d'épargner les femmes et les enfants
marque un profond désir d'humanité après les atrocités du moyen-âge. Cette
cloche porte également, en lettre gothique et en provençal, la mention : "La
campana dal reloge de la vilo de San Maximin."

( 58
)

( 59
)
C'est ici, que s'achève notre visite de St Maximin, et notre voyage
dans plus de 1000 ans d'histoire.
Mais il vous reste encore bien des choses
à voir dans cette belle commune. Alors, lors d'un petit passage dans le Var,
venez donc à St Maximin...
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