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St
maximin la sainte baume, se trouve à 80 kms de
Fréjus et à 36 kms d'Aix en Provence, par l'A8 et
la N7.
La
commune se trouve au pied du massif de la Sainte Baume, à
l'emplacement d'un ancien lac asséché.
Même si St Maximin offre aujourd'hui un visage moderne, de
nombreuses traces de son passé historique sont encore
visibles de nos jours, comme la vieille ville et les anciens quartiers
juifs datant de l'époque médiévale.
Il
ne faudra pas manquer de visiter la Basilique Sainte
Madeleine qui renferme le sarcophage de Marie Madeleine, personnage
biblique venue se retirer dans la Sainte Baume puis y mourir.
D'ailleurs
vous pourrez ensuite en quittant St Maximin, prendre la direction de
Plan d'Aups où se trouve la grotte où
vécue Sainte Madeleine.
Sur l'histoire de la
commune, on connaît les
évènements suivants :
- Fréquentée
depuis 40000 ans au moins (moustérien), la plaine de Saint-Maximin
fut, à l'âge du Bronze, un important site de
stations.
- Elle est
dominée par un "oppidum" celto-ligure.
- Elevé
à l'emplacement d'un important établissement
gallo-romain, le village de Saint-Maximin
est cité dès le 11ème
: la "Villa sancti Maximini" dépendait du "castrum Redonas".
- La ville
se fortifia ensuite, et Raimond Bérenger Ier
la déclara "ville royale" : un château abrita la
"cour royale", et un cloître, les moines de Saint-Victor
de Marseille dont dépendait l'église de Saint-Maximin
et les chapelles rurales de Saint-Mitre, de Saint-Jean
et de Sainte-Marie.
- Maximin,
premier évêque d'Aix-en-Provence, y aurait
séjourné au 4ème
; son corps se trouvait dans un des sarcophages de la crypte
gallo-romaine située sous l'église.
- La ville
actuelle, qui a perdu ses remparts au 19ème,
est en grande partie celle construite par Charles II
d'Anjou après qu'il eut entrepris l'édification
de la basilique et du couvent pour y accueillir les pères
dominicains.
- Les
comtes de Provence, les rois de France ensuite furent à la
fois prieur principal du couvent et seigneur majeur de la ville.
- Jusqu'en
1789, Saint-Maximin
fut un haut-lieu de la Provence chrétienne et un important
lieu de pèlerinage qui attira dans la modeste bourgade des
personnages illustres : papes, cardinaux, archevêques,
évêques, haute noblesse et Princes du sang ; cinq
souverains y vinrent le même jour et la basilique ouvrit
ensuite ses portes à François Ier,
Louis XIII et
Louis XIV.
- Avec ses
nombreuses auberges servant à l'accueil des
pèlerins, son vignoble, ses transporteurs et les nombreuses
verreries installées aux alentours, Saint-Maximin
était une ville prospère.
- A la
Révolution, la ville prit le nom de "Marathon" à
la demande de la Société Populaire
dirigée par Lucien Bonaparte, lui-même
surnommé "Brutus".
- Les
Dominicains sont expulsés, mais reviennent soixante-dix ans
plus tard ; le père Lacordaire fait reconstruire l'aile
ouest du couvent où les moines demeureront jusqu'en 1977.
- Patrie
du bienheureux André Abellon, orateur-réformateur
dominicain et peintre de talent, mort en 1450 et
vénéré à Aix-en-Provence ;
du poète-académicien Arbaud de
Porchère (1590-1640) ; d'Antoine Agarrat, un des premiers
membres de l'Académie Française (1635) ; de
Louis-Xavier Ricard, premier député du Var
à la Constituante ; de Léon Rostan, professeur
à la Faculté de Médecine de Paris,
dont une salle porte le nom à l'hôpital de la
Salpêtrière.
Il y a beaucoup de
choses à voir dans la ville et ses environs. En voici une
liste :
Vestiges
préhistoriques et antiques
- Vestiges de la voie
romaine, borne milliaire ; "castrum Redonas", "castrum de Cura",
"castrum de Cadry", chapelles médiévales de
Notre-Dame-de-Bayon et de Ceaux, "oppidum de Berne", "oppidum de
Cinq-ponts" ; aqueduc de Zar ; crypte gallo-romaine** sous la
basilique.
Architecture civile
- Petite ville remarquable
de bord de plaine dominée par la basilique qui
s'élève au-dessus des toits.
- Quartier juif
médiéval avec arcades 14ème
au devant de façades 13ème
; rempart 14ème
avec tour carrée à archère, citerne et
anciens cachots du Moyen Age.
- Hôtel
à échauguette 16ème
; ruelles anciennes avec maisons 17ème
; hôtels particuliers 17ème
et 18ème,
ancienne hôtellerie du couvent (aujourd'hui Hôtel
de ville) 1750; belles
fontaines, l'une avec masques 17ème,
l'autre avec obélisque 18ème,
la dernière avec buste de Mistral ; grands puits du
moyen-âge, beffroi avec campanile 17ème
qui porte une des plus anciennes cloches du Var (1476).
- Fontaines, puits.
- Pont-viaduc
début 20ème,
dit pont romain : un segment de 5 arches et un autre de 6 arches.
Architecture
sacrée
- Basilique
Sainte-Marie-Madeleine de style gothique septentrional : clocher et
portail central inachevés, construction de 1295 à 1536,
caractérisée par une grande
sobriété intérieure et
extérieure ; la grande nef est flanquée de
collatéraux eux-mêmes appuyés sur des
bas-côtés divisés en chapelles,
l'ensemble formant 3 étages de voûtes sur
croisées d'ogives reposant sur des piliers octogonaux
flanqués de colonnettes ; la nef est divisée en 9
travées et se termine à l'est par une abside
polygonale flanquée de 2 absidioles dont l'axe est
dévié à 45° par rapport
à l'axe des bas-côtés ; à
l'extérieur, de larges arcs-boutants s'appuient sur de
puissants contreforts ; sur la façade, 2 portails de style
gothique flanquent l'entrée principale inachevée
: l'un début 15ème
et l'autre est une copie du 16ème
; riche mobilier dont la plus grande partie forme un ensemble baroque
exceptionnel : Gloire de Lieutaud, revêtements et
maître-autel en marbre polychrome du pays, grilles en fer
forgé de Peironi, statues en bois de J.B.Oleri, 94 stalles
en bois sculpté décorées de
médaillons par Vincent Funel, chaire de Louis Gudet, retable
de l'abside du bas-côté droit (Balthasard,
Maunier), celui de la chapelle Saint-Dominique,
celui de la chapelle Saint-Joseph
et celui de Saint-Eloi
complètent, avec diverses peintures et sculptures cet
ensemble des 17ème et 18ème ; oeuvres plus
anciennes tel le retable du peintre vénitien Ronzen (1517),
des peintures sur bois 14ème et 15ème (A.
- Abellon) qui proviennent
de l'ancien choeur et la chape de saint Louis d'Anjou
tissée d'or (13ème) ; au-dessus de la porte
principale, l'orgue du frère Isnard (1773)
est un des derniers grands instruments de l'époque classique
parvenus en bon état jusqu'à nous (c'est Lucien
Bonaparte qui le sauva de la destruction en 1793)
; sous la basilique, crypte funéraire gallo-romaine de plan
carré, voûtée en berceau, qui contient
4 dalles gravées du 5ème
et 4 grands sarcophages sculptés qui auraient contenu les
corps de sainte Madeleine, saint Maximin, saint Sidoine, sainte
Marcelle et sainte Suzanne (4ème) ; châsse
contenant le crâne de Marie-Madeleine, reliquaires et divers
fragments de sarcophages et d'architecture antiques.
- Baptistère
près de la basilique.
- Attenant à la
basilique et à l'Hôtel de ville (ancienne
hôtellerie 18ème
du couvent), ancien Couvent Royal des dominicains 13ème/14ème
restauré, un cloître 15ème
et des bâtiments conventuels construits entre le 13ème
et le 15ème:
salle capitulaire, cuisines (caves), réfectoire des moines
et réfectoire des pèlerins ; toutes ces salles
sont voûtées sur croisées d'ogives et
l'ensemble du "couvent royal" est couvert d'une toiture à la
Mansart.
- Au croisement de
l'antique voie aurélienne et de la route de Marseille
(N560), oratoire du Saint-Pilon,
colonne votive 15ème
surmontée d'un groupe d'anges portant Marie-Madeleine.
- 3 oratoires.
Musées
- Le Centre de
documentation Louis Rostan, au coeur du quartier
médiéval (ancienne citerne,
transformée en prison), contient les collections
archéologiques régionales provenant de
prospections et de fouilles à Saint-Maximin et dans les
terroirs environnants ; objets en terre cuite vernissée 19ème
et 20ème.
- Musée d'art,
histoire et société du Pays Sainte-Baume.
- Le trésor de
la basilique, vêtements liturgiques, statues, peintures,
reliquaires, actuellement dans la sacristie, doivent être mis
en valeur dans un musée interne à la basilique.
- Musée de la
musique à l'ancien couvent royal.
Sites
- Belle promenade
pédestre sur le bau du Mont-Aurélien (804-876 m) : vue sur les bassins
de l'Arc et de l'Argens ; sur ce "bau" flore exceptionnelle.
- Collines
boisées du Défends (610 m) et du Rolland (528 m).
- Sources vauclusiennes de
Meironne, source de Ceaux, canyon du Zar.
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